FO SAINT-LOUIS

14 octobre 2006

365 agents en moins sur l’hôpital en 3 ans

365 agents en moins sur l’hôpital en 3 ans
12.8 % de personnels en moins !


Après avoir fermé les lits de longs séjours et préparé leur transfert vers le secteur médico-social (Ehpad), Mme Van Lerberghe rejoint le groupe « Suren-Medidep », leader du marché de la prise en charge privée de la dépendance avec 130 Etablissements d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (Ehpad) dont le chiffre d’affaires a été de 475,5 millions d’euros en 2005.


Mme Van Lerberghe s’en va dans le privé pour récupérer en Ehpad privé les personnes âgées qu’elle a chassées de l’hôpital public.

Elle s’en va après avoir, dit-elle, « accompli sa mission ». Son bilan : « 7000 agents en moins à l’AP-HP en 3 ans, restructurations massives, suppression de laboratoires dans les hôpitaux de longs séjours, plans d’économies,…, remise en cause des droits des agents ».
A Saint-Louis, 2852 agents étaient rémunérés en octobre 2003 ; en juin 2006, il n’y en a plus que 2487 soit 365 agents en moins.


Le 30 août 2006, Mme Van Lerberghe, dans un discours devant le MEDEF, et de nouveau dans sa lettre de démission adressée aux agents, ose expliquer : « à l’hôpital, on peut faire mieux avec moins ».
Mais, comment faire mieux pour les patients quand les pôles gomment les spécialités médicales correspondant au progrès ? Comment faire mieux pour les patients et les personnels quand ceux-ci sont déplacés de service, d’équipe ?


Et ce n’est pas le grand chantier de travaux à Saint-Louis qui va arranger les choses. D’ailleurs, tous les activités fermées vont-elles effectivement réouvrir ?
En fait, il manque du personnel dans l’ensemble des services, bureaux, ateliers. Avec les pôles, ce sera, encore moins de personnes, plus de mobilité et de flexibilité, la grande équipe, les 12 heures en 13 effectives,…


Pour 2007, le gouvernement vient de décider de ne plus affecter 115 millions d’euros de dotation hospitalière qui devaient être attribuées au titre du retour de la tarification à l’activité d’ici fin 2006. Encore des fermetures de lits, du personnel en moins dans les services.
En un mot, faire encore plus avec encore moins !


Cela signifie encore plus de pression sur les personnels et leur famille, suppression de postes, flexibilité tout azimut  sans oublier les conséquences que cela va avoir dans la prise en charge des malades.
Face à la gravité de la situation, la section syndicale Force Ouvrière considère que l’unité est nécessaire et vitale. Il s’agit du sort des malades et des personnel.

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25 juin 2006

LE SYNDICALISME AUJOURD’HUI

LE SYNDICALISME AUJOURD’HUI


Qui est concerné par le syndicalisme ?

Tous les salariés, c’est à dire, toutes celles et tous ceux qui perçoivent un salaire en contrepartie de leur travail.

Et ceux qui sont au chômage ?

Les chômeurs restent des salariés ; ils sont, il faut le souhaiter, privés temporairement d’emploi, mais pas de droits ; c’est d’ailleurs le syndicat qui les représente tant auprès des autorités ministérielles, que des organismes sociaux.

Et les jeunes …

Après leurs études, les jeunes recherchent généralement un premier emploi salarié. Dans cette phase déterminante pour leur avenir le syndicat est là pour les aider à conclure un vrai contrat de travail. Courriel : fojeunes@force-ouvriere.fr
En fait, c’est la solidarité entre tous les salariés…
Oui, le syndicalisme c’est la solidarité entre tous les salariés, quelles que soient leur situation, leur secteur d’activité, leur qualification et leur âge.

Cadre et ouvrier même combat ?

Le syndicat est pour tous : ouvriers, employés, techniciens, agents de maîtrise, ingénieurs et cadres. Tous ont des intérêts communs, y compris les salariés au chômage.
Pourtant les revendications des uns ne sont pas toujours celles des autres…
C’est vrai. Aussi, les revendications catégorielles sont déterminées dans les différents secteurs professionnels par les intéressés, de sorte que cela ne porte pas préjudice aux autres. C’est ça la solidarité !

Comment mettre cette solidarité en action ?

Ensemble dans un syndicat, afin d’échapper au jeu du patronat qui nous oppose les uns aux autres et licencie les uns comme les autres.
C’est n’est pas aller un peu loin ?
Même si l’affirmation peut choquer certains, la question ne se pose même pas. En bas ou en haut de l’échelle, l’aspect humain s’écarte au profit des intérêts financiers. La preuve, plus une entreprise licencie, plus sa cote monte en Bourse…


Revenons au syndicat quelle est sa force ?

Celle que lui donnent le nombre et la détermination des adhérents et des militants. Mais une force, c’est comme la forme, ça s’entretient ; en matière syndicale il faut toujours plus d’adhérents informés et formés, pour obtenir de nouvelles avancées et garanties sociales.

Pourquoi les salariés ne sont-ils pas tous syndiqués ?

Certains pensent qu’ils sont assez fort pour se défendre tout seul, d’autres comptent ouvertement ou non sur les syndiqués, ne font rien…et critiquent. Mais, il faut ajouter que des syndicats sont sortis de leur rôle. Marqués politiquement ou trop « arrangeants », ils ont sacrifiés leur indépendance, et, en même temps, une part de crédibilité et d’efficacité du syndicalisme.

Un vrai syndicat est donc indispensable ?

Ca ne fait aucun doute ! Regardez autour de vous, de regroupements en réorganisations, les entreprises deviennent de plus en plus fortes. Il en est de même dans la Fonction Publique et le secteur public où la « privatisation » est à l’œuvre. Le moyen de se regrouper pour les salariés, c’est le syndicat. Le poids d’un vrai syndicat (indépendant) rééquilibre les forces en présence et vous permet ainsi de négocier d’égal à égal, afin d’obtenir ce que vous n’obtiendrez jamais seul.


C’est votre force et c’est la seule !

Une dernière chose…on vous a fait croire pendant longtemps qu’adhérer à un syndicat était dangereux pour votre emploi ou votre carrière. C’est faux ! Des millions de personnes ont perdu leur emploi et vu leur carrière se briser, pourtant la majorité d’entre-elles n’était pas syndiquée.


F.O. c’est quoi?

F.O est un syndicat qui puise son origine dans la première Confédération interprofessionnelle, créée à Limoges en 1895, qui se nommait : Confédération Générale du Travail. Cette « CGT », à l’époque, avait pour seul objet, la défense des intérêts des salariés. Par la suite, ce syndicat a subi l’influence politique des communistes, qui provoqua plusieurs scissions. Tous ceux qui étaient attachés à l’indépendance syndicale condamnèrent et refusèrent la politisation de la CGT et sa soumission au Parti Communiste Français. C’est alors, par conviction, qu’ils créèrent (avril 1948) la Confédération Générale du Travail FORCE OUVRIERE (CGTFO). Mais pourquoi avoir conservé le sigle CGT ? Bien sûr, par fidélité de liberté et d’indépendance syndicale, qui était à l’origine de la création du mouvement syndical interprofessionnel, mais aussi pour garder ses racines et continuer le véritable syndicalisme indépendant. Aujourd’hui F.O – historiquement et juridiquement la CGTFO – est le seul syndicat français libre et indépendant à l’égard du patronat, des gouvernements, des partis politiques et, de façon générale, de toute influence extérieure au syndicat. C’est sa force, c’est votre force.

QUE PEUT F.O POUR VOUS ?

Dans votre entreprise F.O. est représenté partout en France (1 5000 implantations). Si ce n’est pas encore le cas dans votre entreprise ou administration, il existe une représentation dans votre ville ou votre département. Vous avez une difficulté, FO intervient pour vous conseiller et vous aider individuellement ou collectivement. Négociation ou conflit, FO met chaque fois son poids dans la balance. Une seule ligne de conduite : vos droits doivent être reconnus et vos revendications entendues et défendues.

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un reclassement

PERSONNELS DE CATEGORIE C
UN RECLASSEMENT EN TROMPE L’OEIL QUI NE TROMPE PERSONNE

Les agents de catégorie C (agents hospitaliers, aides-soignants, agents et adjoints administratifs, personnels ouvriers..) ont été reclassés depuis le 1er mai avec effet au 27 février 2006.

De quoi s’agit-il ? Les salaires des fonctionnaires comme ceux du privé subissent depuis des années un retard de plus en plus important par rapport à l’évolution du coût de la vie. Ceci a pour conséquence que le salaire d’une partie de plus en plus importante des agents de la Fonction Publique finit par être rattrapée par le SMIC, du 1er au 4ème, voire au 5ème échelon.

On a donc assisté depuis quelques années à un tassement vers le bas du salaire d’un nombre d’agents de plus en plus nombreux, situation, bien sûr, inacceptable.

Au lieu de répondre aux revendications des personnels et à Force Ouvrière qui exige une revalorisation de l’ensemble des grilles indiciaires afin de permettre un rattrapage de la perte du pouvoir d’achat, tout en respectant les qualifications, le gouvernement a procédé à une fusion de la grille indiciaire n°2 dans la grille indiciaire n°3 et un rééchelonnement des grilles 3, 4 et 5.

Ce rééchelonnement s’est traduit dans le concret par un « reclassement » se traduisant par un abaissement d’échelon pour bon nombre d’agents et par voie de conséquence par un allongement de la durée de carrière (30 ans au lieu de 24 ans par exemple).

POUR CERTAINS, JUSQU'A 10 ANS D’ANCIENNETE REDUITS A NEANT

Pire, un certain nombre d’agents qui étaient par exemple au 4ème échelon de l’Echelle 2 avec une ancienneté acquise au 01/08/2004 (donc avec près de 10 années de carrière) se retrouvent purement et simplement au 2ème échelon sans aucune ancienneté, au même niveau que des agents qui viennent de rentrer dans la Fonction Publique.

Cela déclenche à juste titre la colère chez ces agents qui voient leur ancienneté réduite à néant.

Certes, aucun agent n’a vu baisser l’indice net majoré qui sert de base de calcul à son salaire. Donc personne n’a été lésé sur le moment. Certains ont même pu bénéficier d’une petite amélioration de cet indice, notamment en début de carrière.
Mais ces gains sont petits et le problème principal réside dans le fait que la durée de la carrière est allongée, et l’ancienneté supprimée pour certains.

Sachant que l’on entre de plus en plus tardivement dans la Fonction Publique, un allongement de la carrière va rendre encore plus difficile la possibilité aux agents de pouvoir arriver au dernier échelon avant de partir en retraite.

Il s’agit donc d’un reclassement en trompe l’œil qui ne peut satisfaire personne et qui surtout inquiète et interroge bon nombre d’agents qui, à juste titre, n’y ont pas compris grand-chose dans ce reclassement, sinon qu’ils ont vu sur leur fiche de paie leur échelon baisser.

IL FAUT AUGMENTER LES SALAIRES ET REVALORISER LES GRILLES

Pour Force Ouvrière, la question des salaires reste une question vitale pour des millions de fonctionnaires et de salariés dont le pouvoir d’achat a fondu de façon inversement proportionnel aux prix de l’essence, des logements et du chauffage…
C’est pourquoi FORCE OUVRIERE continue d’exiger :
L’augmentation générale des salaires par

-L’augmentation de la valeur du point d’Indice avec rattrapage minimum de 5% des pertes de pouvoir d’achat depuis 2000 
-La revalorisation des grilles indiciaires dans le respect des qualifications et des statuts
-La fin des quotas et autres mécanismes limitant l’accès aux classes supérieures, principalats…

Ce sont ces revendications que la Fédération Force Ouvrière revendique et défend lors des négociations qui se déroulent actuellement avec le ministère de la santé.

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